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Championnat de France d’endurance Ultimate Cup Dijon Prenois … Quand l’endurance qui se joue au centième …

Championnat de France d’endurance Ultimate Cup Dijon Prenois … Quand l’endurance qui se joue au centième …
 

ULTIMATE CUP DIJON – CHAMPIONNAT DE France D’ENDURANCE – Course de Dijon Prenois … Une course a coup de centièmes !

Après avoir apposé sur ma moto le #141, arrivée jeudi soir sur le paddock, la première chose a faire est de retirer mes Dunlop auxquels je tiens énormément, afin de me plier aux règles de ce championnat de France Utimate Cup
Comme je ne connais absolument pas ces pneus, je vais avoir besoin de conseils :P
Montage de deux pneus slick « Performance Soft » sur les conseils de Stéphane Mézard, me voilà équipée pour les premiers essais libre de demain. Mon coéquipier Yves ne connait pas du tout les pneus non plus, nous sommes tous les deux logés à la même enseigne




Vendredi 11 Mai – Essais libres avec mise au point d’un setting pour ces nouveau pneumatiques

PRENOIS

La météo est clémente, ce qui va nous aider pour régler les motos. Première cession, je pars faire mes premiers tours de roues au guidon de ma R1 avec mon setting de base … avec mes Dunlop :P
A l’issue de cette première cession je me pose des questions quand a ma possibilité de rouler vite avec ces pneus, mais c’est la première du matin donc il ne faut pas trop se stresser. La piste était froide, les différences de niveau en piste m’obligent à doubler hors trajectoires et à réaccélérer avec beaucoup trop d’angle … Je provoque donc des mouvements parasites sur la moto qui m’empêchent de me sentir à l’aise.
Fin de matinée je commence à avoir un bon feeling car je roule sur un autre rythme. Je suis encore à deux secondes de mes chronos mais nous travaillons dans le bon sens et le pneu arrière qui s’arrachait en début de matinée commence à avoir une meilleure tête.
Pause lunch et reprise des fiches de réglages pour continuer de travailler. L’après midi les choses se concrétisent pour mon coéquipier et moi-même, le feeling devient bien meilleur (après avoir changé l’assiette, la précharge, la compression et le détente on devrait y arriver :p)
Pas de chronos extraordinaires durant cette journée de test : 1’25 au mieux, mais un grand pas en avant a été fait sur le châssis. Nos chronos se sont améliorés toute la journée malgré l’usure des pneus. Maintenant que la moto va bien, c’est à moi de faire le taf demain pour la qualif




Samedi 12 Mai – un essai libre et place aux qualifications

PRENOIS

Mise en place d’un pneu arrière neuf pour tenter d’aller chercher un chrono que je n’ai jamais fait sur ce circuit. L’essai libre me permet de prendre du rythme et de jauger le grip du pneu arrière quand il est neuf et je reviens de cet essai avec le sourire car je pense pouvoir aller chercher un beau chrono en qualification.

1ère qualification
Il y a beaucoup de trafic et au bout de 8 tours je n’ai toujours pas eu un tour clair. Sous le damier, j’affiche un petit 1’24’7 ce qui me place P3 dans ma qualification.
Mon coéquipier terminera P2 de sa qualif en 1’24’8
Un équipage plutôt homogène ;-)
Pause déjeunée, j’en profite pour parler avec les ingénieurs de chez Michelin et après un débat entre mes sensations au guidon et le setting de ma moto, nous décidons de remettre encore de la précharge à l’arrière (ce qui va a l’encontre de ce que j’ai fais hier) mais je suis ici pour apprendre.

2ème qualification
Il y a toujours du trafic mais je me pose moins de questions, j’enchaîne des tours rapides et j’aperçois un pilote rapide devant moi (Erick). Il reste alors 3 minutes de qualifications à faire ; je fais le forcing pour revenir au contact et sous la damier j’affiche un magnifique 1’23’989, de quoi mettre la pression à mon coéquipier :P
Ce chrono devient mon record personnel sur le circuit de Dijon Prenois et me place P3 dans ma qualif’
A ce titre, je souhaiterais remercier Stéphane Mézard de l’Utimate Cup, de m’avoir aidé a travailler sur le châssis, ainsi que les ingénieurs Michelin pour m’avoir aidé à comprendre le fonctionnement de ces pneumatiques.

PRENOIS

Mon coéquipier fera un travail formidable afin que notre équipage soit le plus homogène du plateau en réalisant un joli : 1’23’998, ce qui le placera P1 de sa qualif’
A l’issue de ces qualifications, nous affichons une moyenne des deux pilotes en 1’23’990 … ce qui nous place en pole position (seul équipage a avoir une moyenne en dessous de 1’24)
Après cette bonne nouvelle, direction le tente Michelin afin d’y rencontrer Johan Zarco pour une petite séance de dédicace.
Maintenant, discussion avec mon coéquipier afin de savoir qui prend le départ :P




Dimanche 13 Mai … C’est parti pour 4h de course sous la pluie

PRENOIS

Il fait 20 degrés de moins que la veille, c’est le déluge et le vent renforce la sensation de froid … ca va être sympa 4h dans ces conditions :P
La météo étant incertaine, nous décidons de monter ma moto en slick et la moto de mon coéquipier en pneus pluie et le pilote qui prendra le départ sera celui qui aura la moto équipée des pneus adéquats. 30 minutes avant le départ, la pluie s’intensifie et il n’y a plus aucune chance de prendre le départ en slick. Changement de stratégie, on court au camion Michelin reprendre un autre train de pneu pluie à monter sur ma moto. Ayant la plus grande autonomie (plus de 40 tours d’après nos calculs) c’est moi qui prendrais le départ afin que l’on effectue le 1er ravitaillement en dernier.

14h15, je me prépare donc à prendre le départ de cette deuxième manche du championnat de France d’endurance en pole position. Il fait froid et il pleut, je suis contente de partir devant, car derrière ils ne vont même plus voir où est la piste. 14h30, Raph tient la moto en face de moi, le drapeau tricolore traverse la piste et je m’élance vers ma R1, elle met un peu de temps à démarrer et je sors de la grille à la 5ème place (quelque part ça m’arrange de ne pas être devant à donner le rythme). Il fait à peine 8 degrés et j’ai du mal à chauffer les pneus pluie, les premiers tours sont compliqués avec le réservoir 24L plein, il me faudra une dizaine de tour pour commencer à me sentir à l’aise avec la moto. Les pénalités s’appliquent à l’écran pour les équipages roulant avec deux motos ce qui nous fait descendre 18ème au classement général (2 tours de pénalité). La pluie s’arrête … et la piste commence à sécher. Je commence à avoir du mouvement, du traction control même dans les lignes droites, ce qui laisse présager que je suis en train de détruire le pneu arrière mais je n’ai pas d’autre choix que de rester en piste (et sur mes roues) pour faire des ronds :-) . Je suis en train de me demander si ça ne passerait pas en slick. Au bout de 1h10 de course ma réserve s’allume enfin, et je rentre dans mon 44ème tour. J’arrive au stand et … coup de théâtre la moto de mon coéquipier a la roue arrière démontée et un slick monté dessus que les mécaniciens s’activent de changer pour remettre une roue pluie. Moins d’une minute de perdue dans les stands pour cette opération et mon coéquipier repart en piste à la 7ème position du classement général. Arrivée au stand je demande à réduire le traction contol car la moto n’avance rien dans les bouts de droit. Je ne sais pas encore si c’est une bonne idée mais je verrais bien. :-D

PRENOIS

En faite l’équipage a coté de nous (équipage #41 qui est notre plus gros rival sur cette course) est reparti en slick, les mécaniciens ont donc trouvés judicieux de faire la même chose. Etant donné que je suis rentrée après ils ont pu voir à l’écran qu’en repartant en slick il roulait 10 secondes plus lentement que moi et ils ont fait le choix de dernière minute de remettre les pluies. Un choix qui s’est avéré payant au niveau du chrono (le temps perdu dans le box a très largement été repris en piste).
Mon coéquipier effectue un super relai et remonte à la 4ème position du classement général. J’étais certaine que ces conditions de piste bien merdiques et changeantes allaient lui plaire. Cela fait presque 1h qu’Yves est en piste alors que l’écran chrono passe en jaune nous annonçant un Safety car. Mince avec notre chance il va devoir rentrer sous safety ☹ La pluie est redevenue très intense au point que l’on voit a peine les pilotes dans la ligne droite.

Et ca ne loupe pas, le Safety dure et mon coéquipier effectue 3 tours sur réserve avant de rentrer. Nous réalisons donc dans le calme notre ravitaillement car je vais être bloqué par le feu rouge à la sortie de la pit line jusqu’à ce que le Safety car repasse. 1’58 à l’arrêt au feu rouge, cette opération ne va pas jouer en notre faveur mais nous n’avions pas le choix. Le feu passe au vert et je m’élance derrière la file de pilote. Je fais une belle équerre sur la ligne blanche en sortant de la Pit line, de quoi me mettre super en confiance :P Du coup faire les premiers tours avec le Safety car, ça me va très bien :P
Au bout de 3 tours le drapeau vert relance la course et je scrute le décompte dans la ligne droite … il reste une heure de course donc normalement nous ne devrions plus rentrer au stand. Il pleut tellement que je ne vois rien dans la ligne droite. J’ai bien fait d’enlever du TC car la moto a vraiment plus de watt. Par contre il pleut beaucoup et j’espère que malgré tout il sera là au cas ou je fasse une erreur :P Au bout de 30 minutes de relai mon équipe me panneaute P2 ce qui me donne le sourire et me motive malgré le faite que je sois trempée et que je ne sente plus mes doigts !! J’ai les yeux rivés sur le décompte de la ligne droite et je fais le nécessaire pour assurer cette place avec ces conditions difficiles.

PRENOIS

Avant dernier tour (enfin ça c’est ce que je croyais :P ) j’entame la ligne droite alors qu’il reste 40 secondes de course. En toute logique c’est le dernier tour. Ça c’était sans compter une chose improbable en endurance, changement de leader sur le passage de la ligne. Sur le dernier tour, je double la moto de tête et me fait doubler par l’équipage #41 (julien Diguet) qui était 4ème.
Nouveau passage sur la ligne droite, le décompte est a 00.00.00 … pour moi la course est terminée, et pour Julien aussi, nous relâchons alors que 2 motos nous doublent en bout de ligne droite, limite à l’agonie. Ni une, ni deux nous repartons en chasse de ces deux motos et par chance pour réussirons à repasser avant la présentation du drapeau a damier au tour suivant.
Nous terminons donc 2ème de cette course folle avec 66 centième de retard sur l’équipage #41. Il aura fallu 3h30 de course pour que nous passions le damier l’un à côté de l’autre.
Dans ce dernier tour, nous aurions pu reprendre la tête de la course … comme nous aurions pu tout perdre, alors je suis satisfaite de cette magnifique 2ème place au classement général.

Une très belle expérience pour moi, ça faisait deux ans que j’avais quitté le CFE et j’étais loin d’imaginer que je pouvais jouer la gagne en championnat de France. Cette course m’a aussi prouvée que j’étais capable de sortir des sentiers battus et que je savais m’adapter à d’autres pneumatiques et aux conditions difficiles. Du coup il n’est pas impossible de me revoir sur l’une de ces manches
Un énorme merci à toute mon équipe présente sur cette course (mes amis, mes sponsors et tous les autres), merci à toute l’équipe de l’Ultimate cup et à l’équipe Michelin d’avoir cru en moi, et merci à tous ceux qui m’ont soutenu via les réseaux sociaux. Vous êtes géniaux

PRENOIS




















Dédicace à mon coéquipier qui a été génial sur cette manche du championnat de France

Prochain Rendez vous …. On verra :P

A bientôt

Amandine – Tornade#41

PRENOIS

PRENOIS

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